Le cancer du sein

Le cancer du sein est le plus fréquent des cancers féminins
Les moyens de prévention primaire étant limités, le dépistage systématique par mammographie est une stratégie déterminante dans la lutte contre ce cancer

Fréquence et gravité

Le cancer du sein est le plus fréquent des cancers féminins. On estime à 49 000 le nombre de nouveaux cas  annuels.

Le cancer du sein reste la première cause de décès par cancer chez la femme. On estime qu’en France, 1 femme sur 8 sera atteinte d’un cancer du sein au cours de son existence. On recense environ 11 600 décès annuels dus au cancer du sein. Le pronostic est largement dépendant du stade où est découvert la tumeur ; ainsi pour les tumeurs localisées, les chances de survie à 5 et 10 ans sont très proches de celles des femmes n’ayant pas présenté de cancer.

Facteurs de risque

La fréquence du cancer du sein augmente avec l’âge. Dans la plupart des cas, on ne retrouve pas de facteurs favorisants pouvant expliquer l’apparition du cancer. Cependant, l’existence d’antécédents familiaux, c’est-à-dire la survenue d’un cancer du sein chez une parente proche (mère, sœur ou tante) augmente le risque.

D’autres facteurs sont rapportés, qui peuvent influencer faiblement le risque d’apparition du cancer du sein : absence de grossesse, âge tardif au premier enfant, ménopause tardive, alimentation riche en graisses…

Signes d’alerte

Certains symptômes peuvent faire suspecter un cancer du sein. Il est important d’être vigilant par rapport à leur apparition:

  • grosseur au sein ou à l’aisselle
  • modification de la forme ou de la taille du sein
  • rétraction du mamelon
  • écoulement sanglant ou non du mamelon
  • changement de l’aspect de la peau du sein ou de l’aréole

L’apparition d’un de ces signes doit conduire la femme à consulter son médecin traitant ou son gynécologue, qui prescrira ou non des examens de diagnostic.

Traitement

Le traitement du cancer du sein repose sur la mise en œuvre de différents moyens, le plus souvent associés entre eux, chirurgie, radiothérapie, chimiothérapie et hormonothérapie. Le choix de la meilleure stratégie thérapeutique est discuté en réunion de concertation entre plusieurs professionnels de santé de différentes spécialités. La nature de la tumeur et l’état de santé de la femme au moment du diagnostic sont des critères déterminants dans la décision thérapeutique.

La chirurgie

La chirurgie est le traitement le plus courant. Dans un grand nombre de cas, l’ablation du sein (mastectomie) peut être évitée et les chirurgiens enlèvent alors largement la tumeur (tumorectomie) en conservant le reste de la glande mammaire. Cette technique est utilisée pour les tumeurs inférieures à 3 cm. A noter que l’ablation du sein est devenue beaucoup moins mutilante car elle conserve les muscles pectoraux.

La radiothérapie

La radiothérapie détruit les cellules cancéreuses à l’aide de radiations à haute fréquence. Cette technique est appliquée, selon les cas, sur la glande mammaire, sur la paroi thoracique et sur les ganglions de l’aisselle. Ce traitement dure environ 5 à 6 semaines et se pratique généralement sans hospitalisation.

La chimiothérapie

La chimiothérapie est un traitement médicamenteux administré par injections et dure environ 6 mois. Les effets secondaires les plus connus (fatigue, nausée, chute temporaire des cheveux) sont de mieux en mieux maîtrisés.

L’hormonothérapie

L’hormonothérapie vise à bloquer les hormones produites par l’organisme pour les empêcher de stimuler le développement de la tumeur.

Le choix des différentes méthodes de traitement tient compte de nombreux facteurs pour s’adapter à chaque patiente : âge de la patiente, taille et localisation de la tumeur, état des ganglions, aspect et agressivité des cellules, sensibilité aux hormones…