Le cancer du col de l'utérus | Amodemaces

Le cancer du col de l’utérus (CCU)

Le cancer du col de l’utérus est le 2ème cancer en termes de mortalité chez les femmes de moins de 45 ans
Les moyens de prévention primaire étant limités, le dépistage systématique par frottis est une stratégie déterminante dans la lutte contre ce cancer

Fréquence et gravité

Le cancer du col de l’utérus est le 2ème cancer en termes de mortalité chez les femmes de moins de 45 ans. On estime à 3 000 le nombre de nouveaux cas par an.

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Le cancer du col de l’utérus est principalement causé par des virus très répandus appelés PapillomaVirus Humains (HPV). Au cours de leur vie, environ 80% des femmes rencontrent ces virus qu’elles parviennent à éliminer en général. Mais, il arrive que l’infection persiste par des lésions au niveau du col de l’utérus dites précancéreuses qui se traduisent par des modifications des cellules. Ces lésions peuvent évoluer de différentes manières : disparaître spontanément, persister ou se transformer, après 10 à 15 ans, en cancer. Le risque augmente avec l’âge et atteint un maximum vers l’âge de 60 ans. On considère que 90% des cancers du col de l’utérus pourraient être évités avec un frottis réalisé tous les 3 ans.

Facteurs de risque

La cause principale du cancer du col de l’utérus est une infection persistante par un virus qui se transmet lors des rapports sexuels ou par simple contact des parties génitales : le papillomavirus humain (HPV).

D’autres facteurs peuvent favoriser le développement du cancer du col de l’utérus : le tabagisme, les rapports sexuels à un âge précoce, la multiplicité des partenaires, le fait d’avoir eu plusieurs enfants (multiparité), l’utilisation prolongée de contraceptifs hormonaux, l’immunosuppression ou certaines infections (Chlamydia Trachomatis ou virus de l’herpès simplex de type 2).

Signes d’alerte

À un stade précoce, un cancer du col de l’utérus se développe souvent sans provoquer de symptôme particulier. C’est la raison pour laquelle un suivi gynécologique et des frottis réguliers sont indispensables pour détecter de façon précoce le cancer.

Certains symptômes peuvent néanmoins apparaître comme :

  • Des saignements après les rapports sexuels,
  • Des saignements en dehors des périodes de règles,
  • Des douleurs pendant les rapports sexuels,
  • Des pertes vaginales plus abondantes ou malodorantes,
  • Des douleurs dans la zone pelvienne, une gêne pour uriner, une tension douloureuse avec une envie pressante et continuelle d’aller à la selle (ténesme),
  • Des douleurs lombaires.

Ces symptômes ne sont pas spécifiques d’un cancer du col de l’utérus et peuvent avoir d’autres causes. Il est important de les signaler à votre médecin afin qu’il en détermine l’origine.

Lésions précancéreuses

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Les lésions les plus fréquentes affectent l’épithélium malpighien du col de l’utérus et sont situées la plupart du temps sur l’exocol. Plus rarement, il arrive que les lésions affectent l’épithélium glandulaire du col de l’utérus. Elles correspondent principalement aux adénocarcinomes in situ. Quel que soit le grade des lésions précancéreuses, elles peuvent évoluer de différentes manières : elles peuvent disparaître spontanément, persister, progresser vers une lésion plus sévère ou vers un cancer. La plupart des lésions de bas grade régressent ou n’évoluent pas vers des lésions de haut grade. Les lésions de haut grade ont une plus forte probabilité d’évolution vers un cancer invasif.
La survenue d’un cancer du col de l’utérus faisant suite à l’apparition puis à la progression de lésions précancéreuses, il existe un temps relativement important pour prévenir le cancer, c’est-à-dire pour détecter puis traiter les lésions précancéreuses avant qu’elles ne se transforment en cancer. C’est là tout l’intérêt du dépistage.

Traitement

Le traitement du cancer du col de l’utérus fait appel, selon l’étendue de la maladie, à la chirurgie, la radiothérapie externe, la curiethérapie et la chimiothérapie, utilisées seules ou associées.

La chirurgie

La chirurgie est principalement utilisée pour traiter les tumeurs limitées au col de l’utérus, de moins de 4 centimètres. Elle consiste le plus souvent à retirer l’utérus, certains tissus et organes voisins et les ganglions lymphatiques. Plusieurs types d’interventions existent. Le choix dépend de l’étendue précise du cancer. Mais votre âge et votre désir éventuel d’enfant peuvent aussi influencer ce choix.

La radiothérapie & la chimiothérapie

La radiochimiothérapie concomitante qui associe une radiothérapie externe, une curiethérapie et une chimiothérapie est le traitement de référence des tumeurs de plus de 4 centimètres et des tumeurs qui se sont propagées au-delà du col de l’utérus, dans le pelvis.

Dans le cas des tumeurs qui ont atteint des organes éloignés (métastases), le traitement repose sur une chimiothérapie et/ou une radiothérapie (le plus souvent externe).

Le choix des traitements est adapté à votre situation, c’est-à-dire aux caractéristiques propres au cancer dont vous êtes atteinte. Plusieurs médecins de spécialités différentes se réunissent pour discuter des meilleurs traitements possibles dans votre situation (réunion de concertation pluridisciplinaire). Ils se basent pour cela sur des recommandations de bonne pratique. Ils peuvent également vous proposer de participer à un essai clinique.

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