Le dépistage organisé
Participer au dépistage organisé du cancer de l’intestin c’est être acteur de sa santé. Dépister, c’est repérer pour agir plus vite !
Définition et objectifs
Le dépistage du cancer colorectal consiste à détecter une lésion précancéreuse ou un cancer au stade le plus précoce possible avant l’arrivée des premiers signes cliniques.
Un cancer colorectal peut rester longtemps sans se manifester par des signes cliniques; la transformation d’un polype en cancer nécessite en moyenne une dizaine d’années. Ce long délai permet de mettre en place un dépistage.
De cette avance au diagnostic permis par le dépistage il résulte une amélioration du pronostic et des chances de guérison.
L’objectif ultime du dépistage est une réduction de la mortalité par cancer.
Une recherche de sang dans les selles pratiquée tous les deux ans, permet de réduire de l’ordre de 30% la mortalité liée au cancer colorectal.
Par ailleurs l’ablation lors de la coloscopie des polypes avancés permet de prévenir la survenue même d’un cancer et de réduire ainsi le nombre de nouveaux cas de cancers
Le test de dépistage
Un test de dépistage doit répondre à plusieurs critères avant d’être recommandé à la population générale qui ne présente aucun signe clinique et n’exprime aucune demande. Au delà du fait que le test doit concerner une maladie représentant un vrai problème de santé publique pour laquelle un traitement efficace soit disponible, ses caractéristiques essentielles sont :
- sa capacité à repérer la maladie, c’est à dire à distinguer les malades des non-malades qui bénéficieront ou non ensuite d’examens diagnostiques comme la coloscopie dans le cas du cancer colorectal.
- sa facilité d’utilisation
- son acceptabilité par la personne qui va se soumettre au test : il doit être simple, indolore, disponible et accessible économiquement ; de cette acceptabilité dépend pour partie le taux de participation au dépistage.
Un test de dépistage n’est ni un acte de diagnostic ni un acte thérapeutique. Dépister, ce n’est pas prévenir. Dépister, ce n’est pas diagnostiquer. Dépister, ce n’est pas soigner.
Le dépistage du cancer colorectal consiste à détecter une lésion précancéreuse ou un cancer au stade le plus précoce possible avant l’arrivée des premiers signes cliniques.
Un cancer colorectal peut rester longtemps sans se manifester par des signes cliniques; la transformation d’un polype en cancer nécessite en moyenne une dizaine d’années. Ce long délai permet de mettre en place un dépistage.
De cette avance au diagnostic permis par le dépistage il résulte une amélioration du pronostic et des chances de guérison.
L’objectif ultime du dépistage est une réduction de la mortalité par cancer.
Une recherche de sang dans les selles pratiquée tous les deux ans, permet de réduire de l’ordre de 30% la mortalité liée au cancer colorectal.
Par ailleurs l’ablation lors de la coloscopie des polypes avancés permet de prévenir la survenue même d’un cancer et de réduire ainsi le nombre de nouveaux cas de cancers.
Recherche de sang dans les selles

Le test de référence recommandé actuellement dans le cadre du dépistage organisé des cancers colorectal est le test Hemoccult ®. C’est le seul test qui a été validé en population générale et qui présente les critères requis d’un test de dépistage.
Il fait partie des tests qui recherchent la présence de sang invisible à l’œil nu (occulte) dans les selles. C’est un test au gaïac qui met en évidence l’activité pseudoperoxydasique de l’hémoglobine contenue dans les selles.
Le test est constitué d’un papier réactif imprégné de gaïac situé dans une petite plaquette en carton. Au moyen d’une spatule fournie avec la plaquette, le sujet prélève et applique lui-même sur le disque de papier un petit fragment de selle fraichement émise.
La révélation se fait par adjonction de quelques gouttes d’une solution alcoolique d’eau oxygénée. Une coloration bleue apparaissant en moins de 60 secondes traduit une réaction positive.
Seuls 2 à 3% des tests sont positifs.


