dépistage du cancer colorectal

Aujourd’hui 1 personne sur 25 sera atteinte d’un cancer colorectal au cours de son existence. Grâce au dépistage précoce le cancer colorectal peut être guéri !

Fréquence et gravité

Le cancer colorectal (côlon ou rectum) est peu connu, il est pourtant parmi les cancers les plus fréquents. Troisième cancer le plus fréquent après le sein et la prostate, il représente 15% de l’ensemble des cancers. Le nombre de nouveaux cas est estimé à près de 40000 pour l’année 2010 en France. Cette fréquence ou incidence augmente depuis ces dernières décennies passant de 26000 en 1980 à 40000 en 2010 soit une augmentation de 54.0% en trente ans. Cette augmentation est liée en partie au vieillissement de la population.

La fréquence des cancers colorectaux varie selon les régions françaises: l’Alsace est la région où la fréquence est la plus élevée; en Lorraine la fréquence est au moins de 10% supérieure à la moyenne nationale.

Le cancer colorectal est responsable de plus de 16 000 décès par an sur 147 100 décès par cancer en France soit plus de 11% des décès dont 632 en Lorraine et 280 en Moselle. Le pronostic dépend étroitement du stade de développement du cancer au moment de son diagnostic. Le taux de survie à 5 ans est en moyenne de 50%, il est proche de 100% pour les stades débutants cible du dépistage.

Facteurs de risque

La majorité des cancers colorectaux surviennent chez des sujets de plus de 50 ans ne présentant pas de facteur de risque identifié.

Si le risque du cancer colorectal augmente avec l’âge il est surtout important après 50 ans ; il existe une prédominance masculine surtout pour le cancer du rectum.

Dans 80% des cas le cancer colorectal se développe à partir d’une lésion précancéreuse, un polype adénomateux (excroissance de la muqueuse intestinale) dont l’ablation permet de prévenir la transformation en cancer. Mais tous les polypes ne se transforment pas en cancer…

Les facteurs familiaux et héréditaires (génétiques) sont reconnus : les personnes ayant un parent ou plusieurs au premier degré (père, mère, frère, sœur ou enfant) ont un risque deux à trois fois plus élevé de faire un cancer colorectal. Ces personnes à risque élevé ou très élevé doivent faire l’objet d’une surveillance par une coloscopie régulière.

L’environnement joue également un rôle dans la survenue des cancers colorectal et c’est pour cela que le plan cancer recommande :

  • d’avoir une activité physique régulière
  • d’éviter le surpoids et l’obésité
  • de consommer des fruits et des légumes dont le rôle protecteur semble établi
  • de réduire la consommation de viande rouge et de graisses animales
  • d’arrêter de fumer et de boire de l’alcool modérément

Signes d’alerte

Les principaux symptômes qui doivent vous alerter et être signalés à votre médecin sont :

  • un saignement visible sur vos selles (rectorragies) : une coloscopie est indiquée après 50 ans,
  • une modification récente et durable du transit intestinal (alternance diarrhée-constipation inhabituelle),
  • des douleurs abdominales, des fausses envies…
  • une fatigue non-justifiée pouvant traduire une anémie (manque de globules rouges)

Plus le cancer colorectal est détecté à un stade précoce moins le traitement est lourd et meilleures sont les chances de guérison.

N’hésitez pas à en parler à votre médecin généraliste.

Traitement

Le traitement du cancer colorectal repose sur la mise en œuvre de différents moyens, souvent associés entre eux, chirurgie, radiothérapie et chimiothérapie. La nature de la tumeur, son siège et l’état de santé du patient au moment du diagnostic sont des critères déterminants dans la décision thérapeutique.

La chirurgie

La chirurgie représente le principal traitement. Elle permet l’exérèse (ablation) de la tumeur (colectomie). Le rétablissement de la continuité de l’intestin dépend de la localisation et de l’extension de la tumeur. Dans certains cas, il est nécessaire de faire un anus artificiel (stomie) temporaire voire définitif.

La radiothérapie

La radiothérapie détruit les cellules cancéreuses à l’aide de radiations à haute fréquence. Elle est utilisée le plus souvent dans les traitements du cancer du rectum, associée à la chirurgie en pré-opératoire afin de diminuer les récidives locales.

La chimiothérapie

La chimiothérapie est un traitement médicamenteux administré par injections intraveineuses et dure environ 6 mois. Les effets secondaires les plus connus (fatigue, nausée, chute temporaire des cheveux) sont de mieux en mieux maîtrisés.

Le cancer colorectal est un cancer fréquent qui a largement bénéficié des progrès thérapeutiques, tant chirurgicaux que médicaux, permettant d’éviter souvent une mutilation et de prévenir des récidives.