Vous trouverez successivement en faisant défiler la page les questions relatives (Source Inca 2018) au cancer du sein, cancer colorectal, cancer du col de l’utérus et leurs dépistages.

 

Cancer du sein

Suis-je concernée par le programme de dépistage organisé ?

Si vous avez entre 50 et 74 ans et que vous ne présentez ni symptôme, ni  de cancer du sein, le programme de dépistage organisé vous concerne.

 et ne présentez pas de facteur de risque particulier de cancer du sein, un dépistage systématique n’est pas recommandé. , vous ne recevez plus d’invitation à faire une mammographie : le dépistage du cancer du sein fait l’objet d’une discussion au cas par cas, avec votre médecin. Une extension de ces “bornes” d’âge est actuellement à l’étude.

Dans tous les cas, votre médecin généraliste vous orientera vers le suivi le plus adapté à votre situation.

Qu’est-ce qu’une mammographie ?

Dès l’âge de 50 ans, puis tous les deux ans, vous recevez à votre domicile un courrier vous invitant à réaliser une mammographie de dépistage. Une liste de médecins radiologues agréés est jointe à cette invitation ; vous choisissez librement celui que vous souhaitez consulter. Vous pouvez aussi prendre rendez-vous chez un radiologue agréé hors de votre département de résidence.

Comment suis-je contactée ?

Dès l’âge de 50 ans, puis tous les deux ans, vous recevez à votre domicile un courrier vous invitant à réaliser une mammographie de dépistage. Une liste de médecins radiologues agréés est jointe à cette invitation ; vous choisissez librement celui que vous souhaitez consulter. Vous pouvez aussi prendre rendez-vous chez un radiologue agréé hors de votre département de résidence.

Je n’ai pas reçu mon invitation, à qui dois-je m’adresser?

Vous pouvez contacter votre médecin ou la structure de gestion en charge de l’organisation du dépistage du cancer du sein dans votre département. Ces structures gèrent le programme de dépistage organisé au niveau départemental ou interdépartemental. Ce sont elles qui envoient les courriers d’invitation

J’ai eu un cancer du sein, est-ce que je vais recevoir une invitation ?

Non : si vous avez eu un cancer, vous bénéficiez d’un suivi spécifique et n’êtes donc plus concernée par le dépistage organisé.

Je viens de recevoir une invitation et ma dernière mammographie date de moins de deux ans, que dois-je faire ?

Si vous avez effectué une mammographie il y a moins de deux ans, notamment avant vos 50 ans, vous n’avez pas à réaliser de nouvel examen dans l’immédiat. Il vous suffit d’indiquer la date de cette mammographie sur le coupon réponse joint au courrier. Ainsi, la prochaine invitation vous sera envoyée deux ans après cette date.

Je passais déjà des mammographies avant l’âge de 50 ans

Vous avez pu effectivement vous engager dans une démarche de détection individuelle du cancer du sein, à votre initiative ou celle de votre médecin. À partir de 50 ans, il vous est possible de réaliser ces mammographies dans le cadre du programme de dépistage organisé, fondé sur des critères de qualité stricts et exigeants.

Toutefois, en l’absence d’un  considéré comme « élevé » ou « très élevé », il est inutile de se faire dépister avant l’âge de 50 ans. En effet, il n’y a pas assez d’études ayant montré l’efficacité de ce dépistage avant 50 ans.

J’ai des prothèses mammaires, est-ce que c’est un problème ?

Non : si vous portez des prothèses mammaires, le manipulateur réalisera des clichés spécifiques.

Est-ce que je peux choisir mon radiologue ?

Vous pouvez choisir librement votre radiologue sur la liste envoyée avec votre invitation au dépistage, qui est actualisée tous les six mois. Si votre radiologue habituel figure sur cette liste, vous pouvez vous adresser à lui. L’essentiel est que le professionnel choisi soit agréé à pratiquer des mammographies dans le cadre du programme dépistage organisé du cancer du sein.

Dois-je payer l’examen ?

Non : il est pris en charge à 100% par l’assurance maladie, sans avance de frais de votre part.

En revanche, les éventuels examens complémentaires (échographie, IRM…) qui pourraient vous être prescrits, notamment pour aider le radiologue dans son interprétation de la mammographie, sont remboursés.

Ce qu’il faut savoir avant la mammographie

  • Pour faire votre mammographie, il suffit de prendre rendez-vous avec le radiologue de votre choix parmi ceux de la liste qui vous est adressée avec le courrier d’invitation.
  • Le jour du rendez-vous, prenez avec vous le courrier qui vous a été adressé. Il permet une prise en charge à 100% de l’examen par votre caisse d’assurance maladie, sans avance de frais de votre part.
  • Si vous avez déjà réalisé une mammographie et que vous êtes en possession de vos clichés, il est important de les rapporter : le radiologue pourra comparer les clichés et identifier plus rapidement les éventuels changements.

De la réception de l’invitation aux résultats du dépistage : .

Comment se passe l’examen, concrètement ?

Le rendez-vous au cabinet de radiologie comprend la réalisation d’une mammographie et un examen clinique des seins par le radiologue.

À votre arrivée au cabinet de radiologie, le secrétariat vous demande de remplir une fiche de renseignements. Elle est très importante : elle permet au radiologue de faire le point sur vos antécédents médicaux et de recueillir les coordonnées de votre médecin afin de les informer des résultats.

La mammographie est réalisée par un manipulateur en radiologie avec un appareil de radiologie appelé mammographe. Cet appareil permet d’obtenir des images de l’intérieur du sein à l’aide de rayons X. L’un après l’autre, vos seins sont placés entre deux plaques qui se resserrent et les compriment pendant quelques secondes. Deux clichés par sein sont réalisés.

Cela peut être désagréable voire douloureux ; ce phénomène étant très variable d’une femme à une autre. La pression exercée par les deux plaques qui compriment le sein est nécessaire pour garantir la qualité des clichés en étalant le mieux possible le sein. Elle ne dure que quelques secondes et est sans risque pour votre poitrine. Un travail sur la douleur est mené avec les professionnels de radiologie pour en réduire la fréquence et l’intensité. Si vous avez une crainte ou une expérience douloureuse de cet examen, n’hésitez pas à en parler avec le radiologue ou le manipulateur.

Le radiologue effectue un examen clinique de vos seins pour repérer certaines anomalies parfois non détectables à la mammographie. Il lit les clichés de la mammographie. Il peut décider de réaliser en compléments d’autres clichés d’agrandissement, pour affiner la lecture des images, ou une échographie. Cet examen ne signifie pas nécessairement qu’il y a une anomalie. Il peut aider le radiologue dans son interprétation de la mammographie.

La mammographie fait-elle mal ?

La mammographie peut être désagréable voire douloureuse ; ce phénomène étant très variable d’une femme à une autre. La pression exercée par les deux plaques qui compriment le sein est nécessaire pour garantir la qualité des clichés en étalant le mieux possible le sein. Elle ne dure que quelques secondes et est sans risque pour votre poitrine. Un travail sur la douleur est mené avec les professionnels de radiologie pour en réduire la fréquence et l’intensité. Si vous avez une crainte ou une expérience douloureuse de cet examen, n’hésitez pas à en parler avec le radiologue ou le manipulateur.

Comment suis-je informée des résultats ?

Le radiologue vous communique ses conclusions dès la fin de votre consultation. Toutefois, les résultats définitifs vous sont communiqués par courrier, dans un délai d’environ 2 semaines. En effet, dans le cadre du dépistage organisé, les clichés jugés normaux sont adressés par sécurité à un deuxième radiologue qui procède à une seconde lecture.

Les résultats sont également transmis au praticien de votre choix (médecin traitant et/ou gynécologue) si vous avez indiqué leurs coordonnées sur la fiche de renseignements remise au cabinet de radiologie.

La mammographie détecte-t-elle tous les cancers qui seraient présents ?

Certains cancers, notamment parmi ceux de petite taille, peuvent ne pas être repérés par la mammographie : la répétition de cet examen tous les deux ans permet d’en améliorer la détection.

Il est important de rester attentive à d’éventuels changements au niveau de vos seins. En effet, un cancer peut se déclarer avant que la mammographie suivante ne soit réalisée ; c’est ce que l’on appelle le cancer de l’intervalle.

Les signes suivants doivent être signalés à votre médecin, mais ils ne signifient pas nécessairement que vous ayez un cancer :

  • l’apparition d’une boule, d’une grosseur dans le sein ou sous un bras (aisselle) ;
  • une modification de la peau : rétraction,  rougeur, œdème ou aspect de peau d’orange ;
  • une modification du mamelon ou de l’aréole (zone qui entoure le mamelon) : rétraction, changement de coloration, suintement ou écoulement ;
  • des changements de forme de vos seins.

Au moindre doute, il est conseillé de prendre contact avec votre médecin généraliste ou votre gynécologue, afin qu’il vous examine.

Et si on me demande de faire des examens complémentaires ?

Des examens complémentaires peuvent être réalisés (agrandissement du cliché mammaire, échographie, biopsie…), afin de préciser les résultats de la première ou de la deuxième lecture des clichés mammographiques. Une échographie peut, par exemple, être réalisée immédiatement après la mammographie. Ces examens complémentaires sont pris en charge par votre caisse d’assurance maladie aux conditions habituelles de remboursement. S’il est nécessaire de prendre un nouveau rendez-vous pour les réaliser, le secrétariat du cabinet de radiologie peut vous y aider.

En cas de question sur ces examens, n’hésitez pas à vous adresser au radiologue, à votre médecin traitant ou gynécologue, ou au médecin coordinateur de l’Amodemaces.

Et si une anomalie est détectée ?

La détection d’une anomalie, à la première ou à la deuxième lecture, concerne 90 femmes sur 1000. Dans la plupart des cas, il ne s’agit pas d’un cancer mais plutôt d’une anomalie bénigne (kyste) ou très probablement bénigne pour laquelle une surveillance à court terme et adaptée pourra être proposée.

Il peut aussi s’agir d’une anomalie indéterminée ou suspecte. Dans ce cas, la poursuite d’examens pourra être nécessaire (par exemple, une nouvelle mammographie, une tomosynthèse, une IRM mammaire, une  microbiopsie échoguidée). Ils sont remboursés par votre caisse d’assurance maladie aux conditions habituelles.

Et à l’issue de ces examens, la conclusion la plus fréquente est qu’il n’y a pas de cancer.

Plus rarement, un cancer peut être diagnostiqué : cela concernera 7 femmes sur 1000. Chacune de ces femmes sera alors orientée par son médecin vers une équipe pluridisciplinaire spécialisée en cancérologie pour un accompagnement personnalisé, dont un appui psychologique.

Et si je décide de ne pas me faire dépister ?

Vous pouvez en discuter avec votre médecin.

A partir de 50 ans, le risque de cancer du sein augmente franchement. Si vous développez un cancer du sein et si vous n’avez pas réalisé régulièrement un dépistage, il sera diagnostiqué à un stade plus avancé. Cela réduira les chances de guérison et aura un impact plus important sur votre qualité de vie. En effet, la lourdeur des traitements, leur dangerosité parfois, et leurs séquelles sont notablement plus importantes en présence d’un cancer diagnostiqué à un stade avancé.

Quelle que soit votre décision, voici quelques conseils :

  • faites réaliser un examen clinique de vos seins par un médecin, généraliste ou gynécologue, au moins une fois par an ;
  • observer vos seins régulièrement : tout changement inhabituel doit être signalé à votre médecin.

A quelle fréquence doit être réalisée une mammographie de dépistage ?

Une mammographie de dépistage doit être réalisée tous les deux ans selon les experts européens.

Comment bénéficier d’un dépistage par mammographie après 74 ans ?

Il est conseillé de consulter son médecin traitent qui évaluera la nécessité de prescrire une mammographie de dépistage ou d’autres examens en fonction des facteurs de risques individuels et/ou familiaux.

Pourquoi le dépistage organisé du cancer du sein ne s’adresse t-il qu’aux femmes âgées de 50 à 74 ans ?

Le dépistage du cancer du sein ne s’adresse qu’aux femmes âgées de 50 à 74 ans parce qu’elles font parties de la tranche d’âge la plus à risque face au cancer du sein. En effet, le nombre de cancers du sein est plus important sur la tranche d’âge 50-74 ans.

Pourquoi n’y a-t-il pas de campagne de dépistage avant 50 ans ?

Le risque de survenue d’un cancer du sein est moindre avant 50 ans. Les bénéfices qu’on pourrait attendre d’un dépistage systématique ne compensent pas les inconvénients engendrés chez la femme plus jeune.
Le médecin traitant peut juger de l’utilité d’un dépistage chez sa patiente de moins de 50 ans en fonction de ses facteurs de risques individuels et/ou familiaux.

Y-a-t’il encore un risque de cancer du sein après la ménopause ?

Le risque de cancer du sein augmente après la ménopause. En effet, 2 cancers du sein sur 3 se déclarent chez la femme après la ménopause. La ménopause survenant vers 50 ans, c’est pour cette raison que la campagne de dépistage s’adresse aux femmes âgées d’au moins 50 ans.

Une palpation suffit-elle à détecter le cancer du sein ?

L’examen des seins par palpation est important mais il ne permet de détecter des tumeurs que lorsqu’elles sont visibles ou palpables. La palpation est donc un examen insuffisant. Seule la mammographie permet de déceler des anomalies non détectables par palpation.

Cancer colorectal

Pourquoi devrais-je me faire dépister ?

Le cancer colorectal évolue lentement : il faut 10 ans en moyenne pour qu’un polype devienne cancéreux. Le dépistage organisé permet de découvrir un cancer colorectal à un stade très précoce de son développement : il peut alors être guéri dans 9 cas sur 10 et avec des traitements moins lourds. Le dépistage permet également de détecter des polypes et de les retirer avant qu’ils n’évoluent vers un cancer.

Est-ce que je relève du programme de dépistage organisé ?

Oui, si vous avez entre 50 et 74 ans et que vous ne présentez ni symptôme, ni  de maladies touchant le côlon ou le rectum. Votre médecin traitant s’en assurera, après avoir évalué votre état de santé et recherché la présence de signes d’alerte ou de facteurs de risque particuliers.

Je n’ai pas reçu d’invitation au dépistage organisé : puis-je obtenir un test quand même ?

Oui, vous pouvez parler de ce test avec votre médecin sans attendre votre invitation. Il vous le remettra s’il estime que cette modalité de dépistage est adaptée à votre situation. Vous pouvez aussi demander une nouvelle invitation à l’Amodemaces 03 87 39 39 40 si vous avez fait ce test il y a plus de deux ans.

Pourquoi le test de dépistage ne m’est-il pas directement envoyé ?

Dans le cadre du programme national de dépistage du cancer colorectal, le médecin traitant doit s’assurer que vous n’avez pas de  liés à des antécédents personnels ou familiaux de maladies affectant le colon ou le rectum et qui nécessiteraient un suivi spécifique (suivi différent que par test immunologique). C’est seulement après s’être assuré de l’absence d’un tel risque que le médecin vous explique le fonctionnement du test, en vous le remettant directement. Vous pouvez toutefois parler du dépistage du cancer colorectal avec votre médecin sans attendre de recevoir une invitation.

Quand et comment les résultats me parviennent-ils ?

Après sa réalisation, votre test est envoyé à un laboratoire d’analyses médicales dont l’adresse est indiquée sur l’enveloppe T fournie avec le test. Ce laboratoire vous transmet vos résultats sous 15 jours, avec copie à votre médecin traitant et à la structure en charge des dépistages dont vous dépendez. Vous pouvez aussi recevoir vos résultats par Internet, en vous inscrivant sur le site .

Combien me coûtera le test de dépistage ?

Le test de recherche de sang dans les selles et son analyse sont pris en charge à 100 % par l’assurance maladie, sans avance de frais de votre part.

Il vous est remis au cours d’une consultation chez le médecin traitant, qui est prise en charge dans les conditions habituelles, c’est-à-dire à 70 % sur la base du tarif conventionné de 25 euros (source : ).

Le reste à votre charge est remboursé par votre complémentaire de santé (mutuelle, assurance) si vous en avez une.

Si vous êtes bénéficiaire de la couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C) ou de l’aide médicale d’État (AME), le coût de cette consultation est pris en charge par l’assurance maladie sans avance de frais.

Pourquoi faut-il faire ce test tous les deux ans ?

Ce test permet de dépister des cancers débutants, avant l’apparition de symptômes, ou des polypes avant qu’ils n’évoluent en cancer. Certains d’entre eux seront détectés deux ans plus tard à un stade encore précoce, d’où l’intérêt de pratiquer ce test tous les deux ans : la régularité est un gage d’efficacité.

Par ailleurs, votre médecin vous recommandera de consulter en cas d’apparition de  comme la présence de sang dans les selles, l’apparition de douleurs abdominales ou de troubles du transit (diarrhée, constipation, alternance des deux) persistants ou un amaigrissement inexpliqué. Il ne s’agit pas forcément d’un cancer mais le médecin pourra vous prescrire des examens pour déterminer la cause de ces troubles et vous proposer une prise en charge adaptée.

Et si l’on me découvre un cancer entre deux tests ?

Cette situation peut arriver car il est possible qu’un cancer débutant ou un polype n’aient pas saigné, et donc pas été détectés, au moment où vous avez effectué votre test. Ces cancers, appelés « cancers de l’intervalle », sont toutefois de meilleur pronostic chez les personnes qui font le test tous les deux ans que chez celles qui ne participent pas au dépistage.

Un test positif veut-il dire que j’ai un cancer ?

Non : un test positif signifie seulement que du sang a été détecté dans vos selles et cela peut avoir plusieurs causes. Afin d’en identifier l’origine, votre médecin vous adressera à un gastroentérologue pour réaliser une coloscopie.

Qu’est-ce qu’une coloscopie ?

La coloscopie constitue l’examen de référence pour visualiser l’intérieur de l’intestin. Il permet aussi de déceler et retirer d’éventuels polypes avant qu’ils n’évoluent en cancer. Elle permet aussi de détecter un cancer colorectal à un stade précoce. Cet examen est réalisé par un gastroentérologue.

La coloscopie est-elle un examen douloureux ?

Non : la coloscopie est généralement réalisée sous anesthésie générale légère et n’est donc pas douloureuse.

Toutefois, la préparation de l’intestin, qui doit être parfaitement propre pour que le gastroentérologue puisse examiner correctement ses parois, peut constituer un moment inconfortable.

Quels sont les risques d’une coloscopie ?

La coloscopie peut entraîner des complications dont les formes graves restent rares (1 à 4,5 cas pour 1 000 coloscopies). A cela s’ajoutent les risques liés à toute anesthésie générale.

Mon médecin m’a parlé d’une consultation d’oncogénétique : qu’est-ce que c’est ?

Si vous avez des , vous pourriez être porteur d’une mutation génétique qui vous prédispose à un risque potentiellement « très élevé » de développer un cancer colorectal. Pour savoir si vous présentez une telle mutation, votre médecin peut vous adresser à une consultation d’oncogénétique. Un spécialiste vous donnera une information générale sur le cancer et la génétique, et vérifiera avec vous l’histoire des cancers dans les branches maternelle et paternelle de votre famille. S’il l’estime nécessaire, il vous proposera un test dont l’objectif est de rechercher une éventuelle prédisposition génétique au cancer. Un suivi spécifique vous sera proposé selon les résultats de ce test.

J’en entendu parler d’un nouveau test. En quoi consiste-t-il?

Le test immunologique est disponible depuis 2015 dans le cadre du dépistage organisé du cancer colorectal. D’utilisation plus rapide, avec un seul prélèvement de selles, il permet aussi une meilleure détection des cancers et des polypes.

Votre médecin vous remettra le kit de dépistage accompagné d’un mode d’emploi didactique et illustré. N’hésitez pas à lui poser vos questions sur la réalisation pratique de ce test.

Faut-il suivre un régime alimentaire pour réaliser un test de recherche de sang dans les selles ?

Il n’y a pas de régime alimentaire à suivre pour réaliser un test de recherche de sang dans les selles.

Pourquoi le dépistage organisé du cancer colorectal ne s’adresse t-il qu’aux personnes âgées de 50 à 74 ans ?

Les personnes âgées de 50 à 74 ans font parties de la tranche d’âge la plus à risque face au cancer colorectal

Quelle suite y-a-t-il pour un test de recherche de sang dans les selles dont le résultat est négatif ?

Un test de recherche dans les selles dont le résultat est signifie qu’il n’y a pas eu de saignement de détecté. Il faudra renouveler le test dans deux ans et rester attentif à votre santé puisqu’en cas de symptômes éventuels, il faudra consulter votre médecin généraliste.

Cancer du col de l’utérus

Pourquoi le dépistage est-il recommandé de 25 à 65 ans?

Le cancer du col de l’utérus se développe très lentement sur des lésions identifiables parfois plusieurs années avant son apparition. Ces lésions se développent à la suite d’une infection persistante par le virus HPV. La contamination à ce virus se fait le plus souvent dans les premières années de la vie sexuelle. On sait que c’est entre 25 et 65 ans que le risque de développer des lésions précancéreuses et cancéreuses du col de l’utérus est le plus important. C’est pourquoi les pouvoirs publics ont décidé de fixer les bornes d’âge pour le dépistage entre 25 et 65 ans. Avant 25 ans et après 65 ans, c’est votre médecin qui détermine, au cas par cas, si votre situation nécessite que vous passiez un frottis.

Pourquoi se faire dépister tous les 3 ans ?

Les lésions liées aux virus HPV évoluent lentement. C’est pourquoi, après deux premiers frottis normaux pratiqués à un an d’intervalle, se faire dépister tous les trois ans est suffisant, sauf cas particuliers (femme séropositive au VIH ou ayant bénéficié d’une greffe ou ayant été exposée au Distilbène).
Ce dépistage, à faire réaliser dès l’âge de 25 ans, doit être poursuivi jusqu’à l’âge de 65 ans, même après la ménopause. Par ailleurs, il est important de continuer à faire des frottis même en l’absence de tout rapport sexuel sur une longue période.
Sauf cas particulier, réaliser des frottis à moins de trois ans d’intervalle n’est pas utile car il y a peu de chances de passer à côté d’une lésion. De plus, un dépistage trop fréquent pourrait exposer au diagnostic de lésions qui se seraient guéries spontanément, or la découverte de ces anomalies peut induire des interventions inutiles, avec un retentissement possible sur le déroulement des grossesses futures.

Que font les virus HPV sur nos cellules ?

Les virus HPV induisent des désordres cellulaires qui font que certaines cellules deviennent malignes. La majorité de ces désordres sont naturellement éliminés par notre système immunitaire. Mais lorsqu’on est fragilisé par une carence immunitaire (acquise après une greffe, par exemple, ou une pathologie telle que le sida), mais aussi par une consommation de tabac, par des états prolongés de stress ou de surmenage, l’organisme a moins la possibilité d’éliminer les cellules modifiées et le virus plus l’occasion de s’installer.

Le cancer du col touche-il toutes les femmes ?

Le cancer du col de l’utérus touche toutes les femmes, même s’il est relativement rare chez les femmes jeunes et statistiquement plus fréquent chez les femmes de 45 à 65 ans. La fréquence de cette maladie augmente avec l’âge et atteint un plateau autour de 55 ans.

Le cancer du col peut-il être héréditaire ?

Non, il n’y a pas de facteur héréditaire au cancer.

Peut-on avoir un cancer du col sans jamais avoir eu de rapports sexuels ?

C’est exceptionnel, mais possible. Si les virus HPV sont probablement les agents responsables de 95% des cancers du col, il existe des cancers hors relations sexuelles qui proviennent d’une transformation cellulaire non induite par les virus. Les causes de cette transformation sont encore mal connues.

Faut-il s’inquiéter quand on saigne pendant les rapports sexuels ?

Un saignement pendant ou après le rapport sexuel est en général le signe d’une inflammation ou d’une infection. Il peut aussi toutefois constituer le signe d’appel d’une lésion cervicale qui peut, dans certains cas, provoquer un cancer du col. Dans tous les cas, il est important de prendre rapidement un rendez-vous avec un gynécologue pour un examen.

Le frottis est-il douloureux ?

Le frottis est un acte non douloureux. Toutefois, une gêne peut être ressentie lors du prélèvement.

Il n’y a pas de gynécologue là où j’habite, comment faire pour avoir mon frottis ?

Les gynécologues ne sont pas les seuls professionnels à pouvoir réaliser un frottis. Vous pouvez vous adresser à un généraliste ou à une sage-femme. Vous pouvez aller dans un cabinet en ville, un centre de santé ou de planification familiale, un hôpital… Si vous avez une ordonnance, vous pouvez aussi vous adresser à un laboratoire d’analyses médicales habilité pour réaliser des frottis.

Je souhaite que mon frottis soit réalisé par une femme, est-ce possible ?

Si vous souhaitez que cet examen soit réalisé par une femme, n’hésitez pas à le demander au moment de la prise de rendez-vous.

Est-ce que je serais mieux dépistée si je faisais un frottis tous les ans ?

Non. Le fait de faire un frottis tous les ans ne permet pas de mieux prévenir le cancer du col de l’utérus qu’en respectant le délai de 3 ans actuellement recommandé. A l’inverse, en faisant des frottis plus souvent, on augmente le risque de fausses alertes (frottis anormal alors qu’il n’existe pas de lésion du col de l’utérus).

Peut-on faire un frottis de dépistage peu de temps après un rapport sexuel ?

Il faut prévoir 24 à 48 heures d’abstinence avant de réaliser un frottis. La qualité et la pertinence du frottis seront alors optimales.

Peut-on faire un frottis de dépistage en période de règles ou d’infection ?

C’est peu conseillé car la fiabilité du frottis est diminuée : en effet, le sang, qui ramène des débris cellulaires venant de l’utérus, peut masquer certaines cellules. Il est donc recommandé de réaliser le frottis après le traitement de l’infection et en dehors des règles.

Faut-il faire des frottis quand on est vierge ?

Non, le frottis n’est pas nécessaire même si exceptionnellement certaines tumeurs peuvent survenir chez une personne vierge.

Mon frottis est anormal, cela veut dire que j’ai un cancer du col de l’utérus ?

Non. Cela signifie simplement qu’il faut vérifier votre col en réalisant une colposcopie. La probabilité d’avoir un cancer après un frottis anormal existe mais elle est très faible (moins de 1 %). Le plus souvent, le frottis permet de faire le diagnostic d’une lésion faisant indiquer une simple surveillance ou un traitement selon la sévérité de celle-ci.

Le test de recherche des HPV est-il recommandé ?

A l’heure actuelle, le seul examen validé en France est le frottis. Le médecin proposera un test HPV dans certains cas suite à un frottis anormal pour évaluer le risque d’anomalie.

Qu’est-ce que la colposcopie ?

La colposcopie est l’examen du col utérin à l’aide d’une loupe binoculaire (colposcope) après l’application de deux colorants : l’acide acétique et le lugol. Elle permet de diagnostiquer des lésions précancéreuses du col utérin. Leur traitement permet d’éviter la survenue d’un cancer du col utérin.

La colposcopie est-elle douloureuse ?

Non. La colposcopie n’est pas un examen douloureux. Elle consiste simplement à regarder le col utérin à l’aide d’une loupe binoculaire (colposcope) après l’application de deux colorants : l’acide acétique et le lugol. Elle n’est pas plus douloureuse qu’un examen gynécologique normal.

Comment soigner les lésions dépistées ?

Les lésions virales du col utérin sont fréquentes. Dans la majorité des cas, on observe une guérison spontanée des lésions peu sévères avec disparition de toute cellule anormale. A l’inverse, certaines lésions, principalement les plus sévères, peuvent évoluer vers un cancer, sans qu’on puisse pour autant fixer le délai d’apparition de ce dernier. Ces lésions peuvent mériter un traitement local (conisation) ou du laser, le plus souvent dans le cadre d’une hospitalisation de jour.

Je dois avoir une conisation. En quoi consiste cette intervention ?

Cette intervention consiste en l’exérèse chirurgicale d’une portion du col permettant l’ablation de la lésion du col utérin. C’est un geste chirurgical simple et très efficace conduit sous contrôle du colposcope qui permet d’éviter que n’apparaisse secondairement un cancer du col utérin.

Je suis vaccinée contre les HPV, ai-je besoin de faire des frottis ?

Vaccinée ou non, un dépistage régulier par frottis tous les trois ans est indispensable. En effet, la vaccination contre le HPV protège de la plupart des virus responsables des cancers du col de l’utérus, mais pas contre tous. Ces deux moyens d’agir contre ce cancer sont complémentaires

Cette vaccination a-t-elle des effets indésirables ?

Il est parfois fait état, dans la presse ou sur les réseaux sociaux, de suspicions d’un lien entre vaccination contre les HPV et cas de maladies auto-immunes. Une étude publiée par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et l’assurance maladie, portant sur 2,2 millions de jeunes filles, ne montre pas d’augmentation de la survenue de maladie auto-immune consécutive à ces vaccinations. Seule une hausse du risque de syndrome de Guillain-Barré apparaît probable mais elle est rare (de 1 à 2 cas pour 100 000 filles vaccinées). L’ANSM et l’assurance maladie estiment ainsi que les bénéfices attendus de la vaccination contre les HPV sont plus importants que ses risques éventuels.

La vaccination contre les HPV est-elle efficace ?

De très bons résultats d’efficacité de ces vaccins ont été observés, par le biais d’essais cliniques, sur la protection contre les infections par les virus HPV qu’ils ciblent, ainsi que sur les lésions précancéreuses associées. Ces observations laissent présager d’une très bonne protection de cette vaccination contre 70 % des cancers du col de l’utérus.

Ainsi, les pays comme l’Angleterre et l’Australie, qui ont mis en place des programmes de vaccination contre les HPV généralisés depuis 2007 et qui connaissent des couvertures élevées (70-80 %), ont noté une diminution importante du nombre de cas de lésions précancéreuses du col de l’utérus chez les jeunes femmes.

Quels sont ses effets secondaires ?

Les effets secondaires les plus fréquemment observés sont des réactions locales au point d’injection, parfois de la fièvre, rarement des malaises.
Les pouvoirs publics disposent d’un recul important pour évaluer les effets secondaires de ces vaccins et leur fréquence : cela fait plus de dix ans qu’on a commencé à vacciner les jeunes filles en France. Par ailleurs, plus de 170 millions de doses ont été distribuées dans le monde.

À quel âge ma fille doit-elle se faire vacciner contre l’HPV ?

Il est actuellement recommandé de vacciner les jeunes filles de 11 à 14 ans.

La pilule peut-elle favoriser le cancer du col ?

Non, la pilule n’a d’influence ni positive, ni négative sur l’apparition d’un cancer.
Le cancer du col est, pour une grande part, lié à l’activité sexuelle. L’un des facteurs de risque est le papillomavirus, qui se transmet dans la plupart des cas par voie sexuelle. Ainsi, en termes de choix de contraceptif, le préservatif a l’avantage sur la pilule de faire partiellement barrage à la transmission des virus.