Le rôle des professionnels de santé

Le dépistage du cancer du sein fait appel à plusieurs types de spécialités médicales tout au long de la prise en charge de la femme qui réalise son examen de dépistage.

  • Le médecin généraliste
  • Le médecin gynécologue
  • Le médecin radiologue
  • Le médecin anatomopathologiste
  • Les médecins intervenant dans la prise en charge curative du cancer, chirurgien, oncologue, radiothérapeute.

Le cahier des charges relatif au programme de dépistage des cancers définit les relations que la structure de gestion doit établir avec tous ces acteurs de santé pour assurer à tous les stades de son déroulement un dépistage de qualité.

Le médecin généraliste et le médecin gynécologue

Ils n’interviennent pas directement dans la réalisation du test, qui est effectué au cabinet de radiologie par un médecin radiologue.

Leur rôle est cependant fondamental en matière d’information et d’incitation de leurs patientes à effectuer une mammographie de dépistage tous les deux ans. Afin de toucher le plus grand nombre possible de femmes, la prescription d’une mammographie de dépistage organisé par le médecin traitant est une modalité d’invitation possible et même recommandée.

Quand une patiente relève d’une exclusion médicale, provisoire ou définitive, il est de leur rôle d’en avec le médecin coordinateur de la structure de gestion. L’accord de la patiente pour transmettre ces données médicales à la structure de gestion pour leur traitement automatisé doit être acquis.

Les coordonnées du ou des médecins traitants sont fournis par la femme lorsqu’elle vient au cabinet de radiologie effectuer sa mammographie de dépistage. Ils sont ainsi tenus informés du résultat du dépistage de leurs patientes. Quand le test est positif, le médecin généraliste et/ou le médecin gynécologue sont sollicités pour informer le médecin coordinateur des suites données au résultat positif du test.

Il est de leur rôle de vérifier les critères d’inclusion de leurs patientes dans le dispositif. Ces critères sont simples à vérifier puisqu’il s’agit de la tranche d’âge, de 50 à 74 ans (jusqu’à la veille de l’anniversaire des 75 ans) et du délai avec la mammographie précédente. La périodicité du dépistage doit être environ de 24 mois. Il est cependant recommandé de ne pas exclure systématiquement les femmes ayant effectué une mammographie en dehors du programme (et donc de ne pas avoir bénéficié de la deuxième lecture) entre 12 et 24 mois.

Le médecin radiologue

Pour participer au programme de dépistage du cancer du sein il doit avoir effectué une formation spécifique au dépistage de même  que ses manipulateurs radio. Un organisme de contrôle externe agrée par l’AFSSAPS doit effectuer tous les semestres un contrôle de l’appareillage (doc pdf1), (doc pdf2) utilisé selon la réglementation en vigueur.

Il s’engage à vérifier les critères d’inclusion : âge et délai avec la mammographie précédente, et les critères d’exclusion médicale et les signaler au médecin coordinateur.

Une activité annuelle minimale de 500 mammographies (de dépistage et/ou de diagnostic) est requise par tout radiologue qui participe au programme.

Il procède à la réalisation pratique du dépistage qui doit comprendre un examen clinique des seins et une mammographie avec au minimum 2 incidences par sein, face et oblique externe. En cas d’anomalie clinique ou radiologique, un bilan de diagnostic complète la mammographie de base avec réalisation d’un agrandissement, d’une échographie ou d’une cytoponction. Toutes les informations concernant les antécédents de la femme, les résultats de l’examen clinique et de la mammographie sont consignées dans une feuille d’interprétation standardisée destinée à la structure de gestion chargée du recueil des données du dépistage. L’utilisation de la classification BI-RADS de l’ACR permettent d’homogénéiser les conclusions et la conduite à tenir. La  des examens d’imagerie pratiqués doit compléter le dossier de dépistage.

Le radiologue s’engage à faire effectuer une 2ème lecture des clichés considérés normaux ou bénins, et refaire les clichés techniquement incorrects.

Dans le cadre du suivi des examens de dépistage positifs, le radiologue transmet les informations sur les explorations complémentaires effectuées et le diagnostic final au médecin coordinateur

Le médecin anatomo pathologiste

Il collabore étroitement au dispositif  de dépistage dès lors qu’un prélèvement percutané est effectué pour obtenir un diagnostic de présomption, puis un diagnostic de certitude de la lésion sur prélèvement chirurgical. Les données histologiques indispensables pour évaluer l’efficacité du programme de dépistage portent sur la nature histologique de la tumeur, la taille mesurée sur la composante invasive, l’atteinte ganglionnaire, le grade histopronostique de la tumeur, la présence de récepteurs hormonaux. Il est donc essentiel pour documenter les cas de cancers dépistés dans le  programme que le médecin coordinateur de la structure de gestion soit destinataire du compte rendu anatomopathologique qui contient l’ensemble de ces données.

Les médecins chargés de la prise en charge curative

Le chirurgien, radiothérapeute, oncologue, sont aussi des partenaires impliqués dans le dépistage organisé. Ils sont contactés par le médecin coordinateur pour donner des informations relatives au diagnostic final des femmes dépistées positives ayant nécessitées une prise en charge chirurgical.